| C’est une belle histoire, une histoire
de passionnés qui ont permis à la nature, au terroir
et bien sûr aux hommes de faire revive un vignoble vieux
de 1 000 ans, abandonné dans les années 80 ! En 1998,
le vigneron Michel Grisard et le maire de Cevins décident
de se lancer dans la reconquête du coteau dominant le village.
Le pari est fou : il faut fédérer 450 parcelles appartenant à 250
propriétaires, les défricher pour replanter les ceps
!
Pari réussi : dix ans plus tard, le Domaine des Ardoisières (5
hectares et demi) produit trois vins de pays d’Allobrogie. Deux blancs
: « Schiste » (cépages jacquère, pinot gris,
roussanne et la très rare mondeuse blanche) et « Quartz » (cépage
altesse exclusivement). Un rouge : « Améthyste » (cépages
persan et mondeuse noire). Et le domaine est mené en biodynamie puis 2001
!
En 2005, Michel grisard s’est associé à un jeune vigneron,
Brice Omont, qui a découvert la biodynamie au domaine des Ardoisières.
Une véritable révélation… « Il s’agit
de reprendre les bases de la viticulture qui sont d’abord le rapport d’un
cépage et d’un terroir. 80 % du résultat final est obtenu
aux stade des vendanges » assure-t-il.
Son objectif : casser l’image de vins de Savoie à boire rapidement. « Nous
produisons des vins qui peuvent se garder de 5 à 10 ans pour « Schiste » et
même de 10 à 15 ans pour « Quartz » » explique
Brice Omont. Des vins d’amateurs, de connaisseurs pour ne pas dire d’initiés
que l’on peut découvrir dans la boutique de la cave tenue par l’excellente
Virginie Prévost et qui propose également un choix de vins bio
de toute la France. |